Articles

Affichage des articles associés au libellé Philosophie et sciences

La réalité est-elle une construction sociale ?

La réalité est-elle une construction sociale ? Les théories scientifiques sont-elles des fictions, au même titre que les mythes religieux ? Les électrons et autres photons sont-ils des artefacts de nos instruments de mesure ? Les représentations de la science sont-elles des projections de notre entendement sur une réalité amorphe ? Ces questions à l’opposé du sens commun semblent certainement étranges à la plupart d’entre nous, et pourtant, elles paraîtront familière à d’autres, et en particulier dans le milieu des sciences humaines. Elles sont propre à ce qu’on appelle souvent le mouvement post-moderne.

Peut-on naturaliser l'éthique ?

A première vue, l’éthique ne sert à rien. Quel sens y a-t-il à affirmer que quelque chose est “bien” ou “mal” ? A quoi ça sert ? Une personne agit toujours en toute liberté de toute façon. Si elle agit d’une façon, c’est sans doute que pour elle, c’est “bien” - ou pas, mais quelle importance ?

La conscience n'est pas un phénomène physique

La conscience est-elle physique ? C'est à dire : peut-on rendre compte de l'expérience subjective en tant que phénomène physique ? La question pose problème : d'une part, pense-t-on, le monde est constitué de matière/énergie et il est inutile de faire intervenir quoi que ce soit d'autre. Nous appartenons au monde, nous en sommes issus. Donc la conscience est un phénomène physique. D'autre part, pense-t-on, l'expérience subjective ne peut pas se ramener à une formule mathématique, elle est plus que ça. Donc la conscience n'est pas un phénomène physique. Si cette question est problématique, c'est certainement qu'elle est mal posée.

La roue de la connaissance

Image

La singularité à l'épreuve de la science - et vice versa

En affirmant la nature relationnelle de la description scientifique du monde, je n’avais pas l’intention de relativiser sa prétention à l’universalité. Nous aurons peut-être l’occasion de revenir sur les thèses “post-moderne” dans un prochain billet. D’ici là, démarquons nous simplement de ces thèses en affirmant que la science, de part sa méthode anti-dogmatique, de part l’utilisation des mathématiques qui assurent sa cohérence interne, de part l’unicité du monde, enfin, et le fait qu’aucune méthodologie instrumentale n’est jamais totalement isolée des autres ni de l’expérience quotidienne, tout ça fait qu’il y a de bonnes raison de croire que la science converge effectivement de manière asymptotique vers une description unique, universelle, de la nature. Cette description constitue ce sur quoi nous pouvons tous nous mettre d’accord.  Ce qu’il nous faut relativiser n’est pas l’universalité de cette description, mais plutôt sa complétude. Oui, la description scientif...

Physique quantique et réalisme scientifique chez Paul Jorion

Un condensé de plusieurs billets récents, publié sur le blog de Paul Jorion... Ca se passe ici

La science peut-elle remplacer la philosophie ?

Certains le pensent. On retrouve par exemple cette idée chez les défenseurs d’un athéisme “militant”, qui pensent que la question de l’existence de Dieu est réglée par la science (par la négative bien sûr), et pour qui les nuances apportées par certains philosophes, par exemple celle de la distinction entre naturalisme méthodologique et philosophique, qui font de l’athéisme un positionnement métaphysique (certes assez défendable), sont simplement malvenues... Cette tradition est sans aucun doute la digne héritière du positivisme et du scientisme. Plus récemment, le livre de Stephen  Hawking et Leonard Modlinov “Le grand design” propose lui aussi une thèse anti-philosophique en soutenant qu’aujourd’hui la philosophie inutile, dépassée par les sciences qui seules nous permettent d’en savoir plus sur les “grandes questions existentielles”. On pourra lire au sujet de ce livre cet excellent billet (en anglais) , où il est remarqué, très justement, que la plupart du temps, quand quelqu’u...

La pensée orientale est-elle incommensurable à la culture occidentale ?

On entend souvent dire, ou sous-entendre, que les concepts de la philosophie orientale seraient à jamais incompréhensible pour quelqu'un possédant une culture occidentale. Le yin et le yang, ou les dharma, ou d'autres choses encore, serait pour nous des concepts à jamais obscure, et de même, les orientaux ne comprendrait pas pleinement notre rationalité. La philosophie orientale n'est prise ici que comme exemple. De manière générale, on entend souvent dire que certaines choses propres à certaines cultures ou certaines langues sont à jamais inaccessibles / intraduisibles.

La nature de la science

Dans le précédent billet, nous avons constaté l'échec d'un réalisme scientifique stricte pour rendre compte de l'existence "à la première personne". Dans l'univers bloc contenant tous les possibles, tous les passés, tous les futurs, la notion d'existence est détérioré au point de ne plus avoir de réelle signification. Tout existe. Et dans cet univers bloc, mon existence, à moi, maintenant, ne peut être qu'arbitraire. Pourtant il faudrait relativiser cet échec. D'abord il n'est pas nouveau. A bien y réfléchir, l'univers-bloc de la physique newtonienne pose exactement les mêmes problèmes : le présent y est arbitraire. Avec la relativité, c'est pire encore, puisqu'il n'est plus absolu mais local. Finalement, la physique quantique ne fait que rendre plus criante l'absurdité du réalisme scientifique, en nous poussant à admettre l'existence non seulement du passé et du futur, mais aussi de tous les mondes possibles. Plutôt q...

La physique quantique, ou l'échec du réalisme scientifique

Nous allons commencer par décrire la théorie elle-même, non de manière parfaitement rigoureuse, mais en proposant une compréhension simplifiée de celle-ci que j'estime globalement non trompeuse. Puis nous examinerons les différentes approches qui existent pour son interprétation, et nous nous attarderons sur les approches réalistes, en particulier l'interprétation d'Everett, pour montrer qu'elle ne semble pas pouvoir rendre compte de notre expérience. Mais commençons par résumer le contenu de la physique quantique.

Le rôle de la philosophie

Selon une conception assez répandue, le rôle de la philosophie est de clarifier les concepts. Que signifie "clarifier les concepts" ? On peut s'apercevoir que le langage est purement relationnel. Comment saurais-je si quiconque voit le rouge exactement comme je le vois ? C'est donc que le mot "rouge" ne fait pas référence à ma façon propre de voir le rouge, mais plutôt à la corrélation qui existe entre nos perceptions du rouge. Il se trouve que chaque fois que je vois quelque chose de (mon) rouge, vous voyez aussi quelque chose de (votre) rouge, et c'est cette corrélation qui nous permet l'usage du mot "rouge". C'est elle qui m'a permit d'apprendre le mot. Et de la même manière, comme nous l'avons déjà observé , un concept n'est finalement lui même que la corrélation entre différents ensembles de perceptions. "Mon" rouge ne désigne lui même que la ressemblance entre mes expériences du rouge, le clair, le fonc...

Peut-on simuler la conscience ? (suite et fin)

Nous avons vu lors du billet précédant qu’il existe deux possibilités contradictoires concernant la possibilité de simuler la conscience sur un ordinateur : - soit on peut la simuler de manière parfaite - soit les propriétés de la conscience tiennent aux propriétés de non calculabilité et d’indéterminisme de la matière (c’est à dire aux imperfections de toute simulation). Nous n’avons pas tranché entre ces deux possibilités. Pourtant un argument tout bête va nous permettre de le faire.

Peut-on simuler la conscience ?

Peut-on simuler la conscience sur un ordinateur ? Peut-on créer une conscience artificielle de cette manière ?

Epistémologie approximative

Le plutôt et le probablement, l’évaluation de la mesure Comment sait-on qu’une affirmation est vraie ? En la confrontant à la réalité, à une ensemble de mesure. L’évaluation d’une affirmation est une fonction qui à un ensemble de mesures associe un degré de vérité. Cette fonction est à priori différente pour chaque personne, chaque moment, chaque contexte.

L'espace-temps de la science

L'espace-temps de la science classique (ou relativiste) est divisible en parties de plus en plus petites. Le présent est un instant ponctuel, il n'existe pour ainsi dire pas, et de même les particules élémentaires sont considérées ponctuelles. Le présent vécu, lui, (ainsi que le remarquait le philosophe Alfred North Whitehead) est une durée plutôt indéfinie, dont la limite passée se perd dans la mémoire immédiate et la limite future dans l'anticipation de ce qui va arriver. Notre bon sens, forgé par des siècles de matérialisme scientifique, voudrait que notre temps vécu émerge d'une façon ou d'une autre du "vrai" temps qui est celui de la science. De même notre spatialité vécue émergerait d'un agrégat de particules ponctuelles.

éthique et but de la vie

Le but d'une vie est de mourir sans regret, et ce n'est possible que si l'on poursuit des buts qui nous dépassent.

Une ontologie quantique

Le monde empirique est l'ensemble de ce qui se manifeste à nous. Il n'est pas fait de choses mais seulement de phénomènes. Je peux savoir comment se manifeste une chose, mais je ne peux pas savoir ce qu'elle est réellement. Les choses n'existent donc finalement que dans la manière dont on se représente et dont on associe certains phénomènes, dont on les articule pour se forger une image du monde. Elles n'existent que dans notre représentation du monde. Pourtant je suis. Je sais donc ce que c'est que d'être et que c'est possible. En effet je pense être au monde et ne pas être seul au monde. C'est donc sans doute qu'être comme je suis y est possible, que certaines choses au moins existent, qu'elles sont, et que mon image du monde est en partie justifiée.

Identité et objectivité

Qu'est ce qui différencie pour nous l'objectif et le subjectif ?

Les phénomènes paranormaux

Les phénomènes "paranormaux" sont l’objet de nombreux fantasmes et de croyances irrationnelles. On appelle ainsi tous les phénomènes qui ne sont pas expliqué par la science et semble échapper à ses lois : la télépathie, la voyance, le déplacement d’objets à distance, la manifestation d’entités surnaturelles... Au delà des fantasmes, qu’en est-il de l’état de nos connaissances scientifiques sur le sujet ?

A lire en mai

Sécurité vs vie privée Psychologie sociale La réforme des retraites L'ordinateur du futur Neandertal Incertitude