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La pensée orientale est-elle incommensurable à la culture occidentale ?

On entend souvent dire, ou sous-entendre, que les concepts de la philosophie orientale seraient à jamais incompréhensible pour quelqu'un possédant une culture occidentale. Le yin et le yang, ou les dharma, ou d'autres choses encore, serait pour nous des concepts à jamais obscure, et de même, les orientaux ne comprendrait pas pleinement notre rationalité. La philosophie orientale n'est prise ici que comme exemple. De manière générale, on entend souvent dire que certaines choses propres à certaines cultures ou certaines langues sont à jamais inaccessibles / intraduisibles.

La nature de la science

Dans le précédent billet, nous avons constaté l'échec d'un réalisme scientifique stricte pour rendre compte de l'existence "à la première personne". Dans l'univers bloc contenant tous les possibles, tous les passés, tous les futurs, la notion d'existence est détérioré au point de ne plus avoir de réelle signification. Tout existe. Et dans cet univers bloc, mon existence, à moi, maintenant, ne peut être qu'arbitraire. Pourtant il faudrait relativiser cet échec. D'abord il n'est pas nouveau. A bien y réfléchir, l'univers-bloc de la physique newtonienne pose exactement les mêmes problèmes : le présent y est arbitraire. Avec la relativité, c'est pire encore, puisqu'il n'est plus absolu mais local. Finalement, la physique quantique ne fait que rendre plus criante l'absurdité du réalisme scientifique, en nous poussant à admettre l'existence non seulement du passé et du futur, mais aussi de tous les mondes possibles. Plutôt q...

La physique quantique, ou l'échec du réalisme scientifique

Nous allons commencer par décrire la théorie elle-même, non de manière parfaitement rigoureuse, mais en proposant une compréhension simplifiée de celle-ci que j'estime globalement non trompeuse. Puis nous examinerons les différentes approches qui existent pour son interprétation, et nous nous attarderons sur les approches réalistes, en particulier l'interprétation d'Everett, pour montrer qu'elle ne semble pas pouvoir rendre compte de notre expérience. Mais commençons par résumer le contenu de la physique quantique.

Le rôle de la philosophie

Selon une conception assez répandue, le rôle de la philosophie est de clarifier les concepts. Que signifie "clarifier les concepts" ? On peut s'apercevoir que le langage est purement relationnel. Comment saurais-je si quiconque voit le rouge exactement comme je le vois ? C'est donc que le mot "rouge" ne fait pas référence à ma façon propre de voir le rouge, mais plutôt à la corrélation qui existe entre nos perceptions du rouge. Il se trouve que chaque fois que je vois quelque chose de (mon) rouge, vous voyez aussi quelque chose de (votre) rouge, et c'est cette corrélation qui nous permet l'usage du mot "rouge". C'est elle qui m'a permit d'apprendre le mot. Et de la même manière, comme nous l'avons déjà observé , un concept n'est finalement lui même que la corrélation entre différents ensembles de perceptions. "Mon" rouge ne désigne lui même que la ressemblance entre mes expériences du rouge, le clair, le fonc...

Peut-on simuler la conscience ? (suite et fin)

Nous avons vu lors du billet précédant qu’il existe deux possibilités contradictoires concernant la possibilité de simuler la conscience sur un ordinateur : - soit on peut la simuler de manière parfaite - soit les propriétés de la conscience tiennent aux propriétés de non calculabilité et d’indéterminisme de la matière (c’est à dire aux imperfections de toute simulation). Nous n’avons pas tranché entre ces deux possibilités. Pourtant un argument tout bête va nous permettre de le faire.

Peut-on simuler la conscience ?

Peut-on simuler la conscience sur un ordinateur ? Peut-on créer une conscience artificielle de cette manière ?

Epistémologie approximative

Le plutôt et le probablement, l’évaluation de la mesure Comment sait-on qu’une affirmation est vraie ? En la confrontant à la réalité, à une ensemble de mesure. L’évaluation d’une affirmation est une fonction qui à un ensemble de mesures associe un degré de vérité. Cette fonction est à priori différente pour chaque personne, chaque moment, chaque contexte.