mercredi 22 juillet 2015

Monisme neutre et physique relationnelle

La physicalisme
est l'idée que le mental se réduit (survient, est déterminé par...) le physique (le physique est primitif).
L'idéalisme
est l'idée que le physique se réduit au mental (le mental est primitif).
Le dualisme
est l'idée que ni le mental ni le physique ne se réduisent l'un à l'autre (le mental et le physique sont tous deux primitifs).
Le monisme neutre
est l'idée que le mental et le physique se réduisent tous deux à une substance neutre (ni le mental ni le physique ne sont primitifs).

J'ai expliqué dans un article récent que pour moi la controverse sur le physicalisme est une querelle de langage. Qu'appelle-t-on physique ? Si on en a une définition assez large, le physicalisme est trivialement vrai. Si on en a une plus positive, il est faux, mais de toute façon le contenu de la physique n'est peut-être pas physique.

Par querelle de langage, j'entends une querelle qui peut être réglée par un choix conventionnel : mettons nous d'accord sur une définition de physique. Enfin, les choix sémantiques ne sont jamais de purs conventions arbitraires, et je pense qu'il existe une bonne façon de régler la querelle qui est de donner à "physique" une définition plutôt restrictive, quit à se mettre en porte-à-faux avec la physique contemporaine.

Cette définition devrait comporter des choses comme : un aspect méréologique / réductionniste (la possibilité d'agencements structuraux de parties en un tout qui n'est rien de plus que l'agencement de ces parties) et surtout un aspect objectif ou intersubjectif : les propriétés physiques sont robustes aux variations de point de vue. On pourrait vouloir y ajouter un aspect causal et une référence à l'espace-temps mais on risque de se prononcer sur des aspects métaphysiques qui ne vont pas de soi (je pencherai personnellement pour une réduction de l'espace-temps à la structure causale du physique, donc définir le physique comme quelque chose qui a un pouvoir causal, sans faire référence à l'espace-temps, mais tout le monde ne serait pas d'accord) et donc je pense qu'il faut rester neutre à ce sujet.

Le choix qui me semble judicieux est donc : adopter une définition a priori, assez stricte du physique, de laquelle on peut déduire que le physicalisme est faux par un argument à la Chalmers, mais aussi, plus directement, à partir de la physique puisque les entités de la physique ne sont (paradoxalement) pas physiques en ce sens.

Il peut paraître étrange d'opter pour une définition du physique que ne respectent même pas forcément les entités de la physique fondamentale. Pour moi ça ne pose pas de problème, parce que la physique ne respecte pas cette définition que dans la mesure où elle pose des problèmes d'interprétations. Chaque fois qu'on tente d'interpréter la physique quantique de manière réaliste, en la complétant de variables cachées ou de dynamiques de projections, on vise à restaurer plus ou moins ces aspects, en particulier l'objectivité. Ceci montre donc que ces aspects sont important, et ça justifie de les prendre en compte dans notre définition de ce qui est physique.

Une autre raison pour laquelle ce n'est pas selon moi un problème est que ce n'est pas parce que les entités de la physique fondamentale ne sont pas physiques en ce sens que rien n'est physique. On peut dire que "l'image manifeste du monde" est supportée par des choses physiques : objectives, structurées méréologiquement. C'est même ce qu'on entend par physique au sens courant. Or d'un point de vue réaliste, une théorie physique doit pouvoir faire le lien avec l'image manifeste du monde, expliquer comment celle-ci émerge de l'ontologie que cette théorie nous propose, et donc même si on considère que les entités de la physique ne sont pas physiques en ce sens, on doit accepter que quelque chose de physique en résulte (au moins approximativement).

Et c'est ici qu'apparaît le point le plus intéressant de cette option purement sémantique, qui est qu'elle ouvre la porte à ce qui serait un monisme neutre, à savoir l'idée que ce qui est physique émerge en fait d'un substrat neutre, qui est celui décrit par la physique.

Bien sûr ce choix sémantique ne force rien. Si l'on fait une petite cartographie des options, on arrive à ceci :

  • Soit on interprète la physique quantique de manière réaliste (on complète la mécanique quantique) et le physique est primitif.
    • Si on pense que le mental est aussi primitif, on est dualiste (D).
    • Sinon on est physicaliste (P).
  • Soit on interprète la physique quantique de manière non réaliste. Le physique n'est pas primitif mais émerge à la limite quantique / classique.
    • soit la physique quantique décrit un contenu mental. On est idéaliste (I).
    • soit la physique quantique décrit un contenu ni mental, ni physique, mais neutre (duquel émerge au moins le physique).
      • soit le mental se réduit au physique. On a toujours une forme de physicaliste car le physique est premier par rapport au mental (même si le physique n'est pas "vraiment" primitif, mais ça reste exotique) (P*)
      • soit le mental est primitif. On a toujours une forme de dualisme, même si le physique n'est pas "vraiment" primitif (D*).
      • soit le mental se réduit à ce substrat neutre. On adopte un monisme neutre (N).

Remarque : les options D* et P* sont un peu "batarde" dans la mesure où on a un substrat non physique, mais qui ne fait rien d'autre que fonder le physique. Disons que dans ces cas là mon choix sémantique s'avérerait peu judicieux, et qu'en fin de compte il serait peut-être préférable de qualifier de "physique" le contenu de la physique, même si celui-ci ne répond pas tout à fait à notre définition a priori.

On voit au passage que la question du réalisme scientifique (la science décrit-elle ce qui est indépendant de l'esprit ?) rejoint celle du rapport physique / mental, dont elle n'est que l'autre face en un sens. Ce qui se dégage, ce sont des "packages métaphysiques" cohérents qui combinent une interprétation du contenu de la physique contemporaine et une position en philosophie de l'esprit.

Afin de savoir où exactement situer ces packages il faut se mettre d'accord sur une définition de "mental". Je propose de parler de mental à propos de ce qui est relatif à un sujet cognitif (non robuste suivant les changements de point de vue). Les interprétations réalistes peuvent soutenir à priori (D) ou (P). Je classerai alors les interprétations type bayesianisme quantique en (I), puisque la physique porte selon eux sur des informations relatives à des agents. Je classerai les interprétations relationnelles en (N), dans la mesure où la physique décrit la relation entre un observateur et un système observé, mais sans que "observateur" face nécessairement référence à un sujet cognitif, puisque ce peut être n'importe quel système physique.

Pour ma part le "package" que je défend, c'est une physique relationnelle et un monisme neutre. Selon la physique relationnelle il n'existe aucun point de vue de nulle-part (un état physique est relatif à une perspective). Le contenu de la physique est donc bien neutre, mais des états objectifs robustes émergent notamment si on prend en compte la décohérence. De plus si les sujets cognitifs sont eux-même émergent (ce qui nécessite une mémoire, etc) on a alors également une émergence du mental, pour peu qu'un contenu macroscopique puisse être relatif à un système observateur macroscopique (ce qui est controversé).

Cette vision des choses est intéressante car elle permet de rendre compte de la causalité mental - physique et physique -mental : c'est l'intrication qui est responsable de la seconde, la décohérence de la première. On résout ainsi le dilemme de la causalité mentale.

Monisme modal et pragmatisme

Depuis Kripke on parle frequemment de modalités métaphysiques, celles-ci étant intermédiaire entre les modalités logiques (ce qui est logiquement nécessaire ou non, associé à nos définitions linguistiques) et les modalités physiques (ce qui est physiquement nécessaire ou non, associé aux lois de la nature).

Les modalités métaphysiques correspondent à ce qui est nécessaire en vertu de l'essence des choses, de leur nature métaphysique, de leur identité. Par exemple l'eau est nécessairement le composé de structure moléculaire H2O, la chaleur est nécessairement de l'agitation moléculaire, etc. Il ne s'agit pas à proprement parler d'une nécessité qui dériverait d'une loi physique, ni non plus d'une nécessité de l'ordre de la convention linguistique puisqu'on parlait d'eau et de chaleur avant la science moderne. C'est quelque chose d'intermédiaire entre les deux.

Il existe certaines tentatives pour ramener les modalités métaphysiques à des modalités purement logiques ou de l'ordre de la convention linguistique. Si c'est la définition de l'eau que d'être le composé de structure H2O, en effet c'est une nécessité mais il n'y a rien de bien métaphysique la dedans. Certes on utilisait le terme "eau" avant de connaître sa constitution moléculaire, mais la nécessité de cette constitution pourrait être déduite d'un fait (que ce qu'on appelle l'eau est de structure H2O) et d'une convention linguistique (que les constitutions chimiques sont possédées nécessairement), comme le propose Sidelle.

Une alternative serait de s'inspirer de Laporte et d'affirmer que "eau" peut changer de signification au cours de l'histoire, et en particulier voir sa signification devenir plus précise, si bien que ce qu'on appelait "eau" avant la chimie moderne n'est pas exactement ce qu'on appelle "eau" aujourd'hui. J'avoue trouver cette approche convaincante. Dans ce cas on peut défendre que le fait que l'eau est nécessairement H2O est simplement une question de définition linguistique, puisque c'est ainsi qu'on définit l'eau aujourd'hui. Ceci n'exclut pas l'approche de Sidelle, puiqu'il est possible que certaines conventions nous poussent à définir les termes en fonction de leur structure moléculaire plutôt que par leurs apparences.

Il existe par ailleurs des tentatives pour assimiler les nécessités physiques et métaphysiques. C'est ce qu'on appelle le dispositionnalisme. Il s'agit de concevoir les lois de la nature comme ne faisant rien d'autre que de décrire le profil causal de propriétés physiques, par exemple : la charge électrique n'est rien d'autre que la propension à attirer d'autres charges, il s'agit de son essence. Les axiomes de l'électromagnétismes devraient en fait s'interpréter comme des définitions implicites de ce qu'est une charge électrique, un champs électromagnétique, etc.

Si tel est le cas il n'y a pas de différence entre les nécessités physiques et métaphysiques, qui relèvent tout deux d'une question d'essence. Les lois physiques sont métaphysiquement nécessaires, en vertu de la nature du monde. La vitesse de la lumière n'aurait pas pu être différente (sinon ç'aurait été autre chose que "notre" lumière) etc.

Le dispositionnalisme est intéressant : il permet d'éviter d'introduire des propriétés catégoriques, ou des universaux un peu mystérieux. Il rend compte de la causalité et de son rapport aux lois sans peine, en plaçant la causalité au niveau fondamental de la réalité plutôt qu'en cherchant à la dériver des lois, ou d'autres choses (ce qui est un véritable casse tête). De nouveau je suis assez convaincu.

Et là peut être me voyez vous venir. Si je suis convaincu que les modalités physiques et métaphysiques sont indistinctes, et que ces dernières sont également indistinctes de modalités logiques ou linguistiques, alors je dois penser que les modalités physiques, associées aux lois de la nature, sont de pures conventions linguistiques : on a choisi d'appeler "charge" ce type de propriété qui fait qu'un objet qui la possède attire les autres qui la possèdent également, et donc la nécessité qui fait que les aimants s'attirent est purement a priori, dans le langage.

En effet c'est exactement ce que j'affirme. Mais il n'y a rien d'incompatible, je pense, à défendre cette position (qui est un monisme modal) est à affirmer qu'il existe une nécessité dans la nature.

Bien sûr que les aimants s'attire qu'on le veuille ou non, qu'on les appelle aimant ou non. Ce n'est pas notre langage qui les fait s'attirer. Tout ce que fait notre langage, c'est décrire ces rapports de nécessité. Mais si notre langage décrit correctement le monde, si en effet nos concepts s'appliquent à la réalité, alors les rapports de nécessité associés à ces concepts doivent refléter les rapports de la nécessité qui existent dans le monde. Notre langage, notre schème conceptuel, se construit en mirroir du monde.

On peut donc être à la fois moniste modal est réaliste modal si on pense que nos conventions linguistiques et conceptuelles ont pour objet de refléter la structure modale du monde. .

En un sens il s'agit de prendre au sérieux la thèse de Quine, suivant laquelle il n'existe pas de moyen de distinguer clairement les aspects linguistiques et factuels du langage, ou les énoncés analytiques et synthétiques. Si on applique la thèse de Quine à la nécessité, on aboutit à la conclusion qu'il n'existe pas de distinction entre la nécessité synthétique, factuelle, c'est à dire les rapports de nécessité dans le monde, et la nécessité linguistique, relevant de conventions. On aboutit exactement au monisme modal défendu ici.

Certes Quine était sceptique à propos de la notion de signification, et de celle de nécessité, mais nous ne sommes pas obligé de le suivre sur ce point. S'il n'y a pas de distinction analytique / synthétique, on peut aussi en déduire que nos significations elles-même, et les rapports de nécessité associés, sont l'objet de découvertes empiriques, ou d'un ajustement pragmatique lors de la confrontation avec la réalité. En un sens on fait ainsi la synthèse de Quine et de Kripke.

Quine était empiriste, d'où son scepticisme sur la nécessité. Il a intégré certains éléments de pragmatisme avec cette absence de distinction analytique / synthétique et le holisme de la confirmation. Les pragmatistes, comme Peirce, n'étaient pas sceptiques vis à vis de la nécessité naturelle. Ils affirmaient que nous devrions comprendre nos concepts par leurs effets causaux concevables (possibles), ce qui est à la fois proche du dispositionnalisme et du conventionnalisme. Le monisme modal que je propose est donc un pas vers le pragmatisme.

mardi 21 juillet 2015

Zombies

Chalmers attaque le physicalisme sur la base d'un argument invoquant des "zombies phénoménaux" : des êtres qui ont toutes les apparences extérieurs d'un être humain (même comportement, etc.) mais pourtant ne sont pas conscients. Si les zombies sont possibles, alors la constitution physique ne suffit pas à nous rendre conscient.

On critique a juste titre le passage de la concevabilité à la possibilité. Les zombies sont concevables, mais pas nécessairement possibles. On peut, pour critiquer ce passage, faire appel à la notion de nécessité a posteriori. Selon Kripke on peut décourvrir a posteriori des nécessités (par exemple quand on découvre la constitution chimique de l'eau, on découvre que nécessairement, l'eau est H2O et qu'il n'aurait pas pu en être autrement puisque c'est sa nature).

Si en effet toute nécessité provient du langage, alors on sait ce qui est possible a priori : c'est ce qui n'est pas impossible (ou pas nécessairement pas le cas). Mais si les nécessités peuvent être l'objet d'une découverte empirique, ce type de découverte peut nous amener à revoir comme impossible ce qu'on croyait possible.

Cependant la notion de nécessité a posteriori va de pair avec celle de référence directe : l'idée que l'eau est nécessairement H2O, bien qu'on l'ignore a priori suppose que le terme "eau" fait directement référence à une entité du monde à laquelle nous sommes causalement relié, mais dont nous ignorons éventuellement la nature. Cette nature est justement l'objet d'une découverte empirique.

Dans le cas des zombies, la nature fondamentale dont il est question est celle du physique. Peut-être découvrira-t-on empiriquement que nécessairement, le physique produit certains aspects qualitatifs, en tout cas ce peut être le cas, et alors les zombies seraient impossibles.

Alors l'objection à l'argument de Chalmers repose sur une certaine conception de "physique" qui suppose implicitement que "physique" serait un terme de sorte naturelle, une catégorie à laquelle nous sommes causalement reliée, et dont la nature profonde pourrait être élucidée, ou pas. Ca suppose que notre définition actuelle de ce qui est physique repose en partie sur des éléments démonstratifs : "ceci", ou encore "ce qui cause toutes ces manifestations".

Mais "physique" peut-il être un terme de classe naturelle ? Pour le dualiste peut-être, mais pour le physicaliste, c'est douteux : une classe qui comprend tout ce qui existe n'est pas vraiment une classe... De quelle subdivision parle-t-on ? Si on fait référence à une classe par ses manifestations spécifiques, c'est bien en la contrastant à d'autres choses. Et s'il s'agit vraiment de la classe de tout ce qui existe dont on espère découvrir la nature par les sciences physiques (ou peut-être de tout ce qui est fondamental par opposition à ce qui est composite ou dérivé), on risque d'aboutir à une définition triviale de "physique", par exemple : ce dont est constitué tout ce qui existe (et puisqu'évidemment nos expériences qualitatives existent, elles sont physiques n'est-ce pas ?).

Le problème c'est que c'est le physicaliste lui-même qui a besoin d'argumenter en faveur de l'idée qu'on puisse découvrir des nécessité a posteriori sur le physique, et donc que "physique" ne soit pas défini a priori, mais par ostentation de certaines manifestations. Mais si ces manifestations sont toutes les manifestations, alors le physicalisme devient trivialement vrai, par définition. Si ce n'est pas le cas, il devient faux.

Il existe peut-être une porte de sortie : adopter un physicalisme non réductionnisme, pointer du doigt certaines manifestations (celles des expériences physiques) comme fondant toutes les autres. Mais un autre risque est alors que ce terme de sorte naturel soit abandonné à l'avenir, comme le fut par exemple le flux calorique censé désigner ce qui est responsable des phénomènes thermiques. De même ce qu'on considère comme responsable des manifestations de la physique pourrait ne plus être considéré comme une véritable sorte naturelle à l'avenir.

Absurde ? Pas tant que ça quand on y pense : on a bien renommé le materialisme en physicalisme, parce que le terme de "matière" ne veut plus dire grand chose en physique fondamentale contemporaine, ou en tout cas ne veut plus dire "tout ce qui existe" ni ne fait référence à une sorte puisque la matière est convertible en énergie, voire est vue comme énergie par certains observateurs et comme matière par d'autres (d'après la relativité).

Donc hier on parlait de matérialisme, aujourd'hui nous parlons de physicalisme. Et demain, de quoi parlerons nous ? Et est-ce que ce physicalisme du futur sera encore suffisamment distinct de ses concurrents (notamment le panpsychisme) ?

Tout ça pour dire qu'à mon avis on a affaire à un faux débat (même si parfois de vrais questions, plus spécifiques, y sont débattues). Si on se donne une définition a priori de "physique" (par exemple une structure méréologique de propriétés objectives localisée dans l'espace temps), alors l'argument de Chalmers semble fonctionner et le physicalisme est faux, mais au fond il est très probable que rien ne soit vraiment physique dans ce bas monde (les aspects de la définition que j'ai proposée étant déjà tous mis à mal par la physique contemporaine). Si on s'en donne une définition a posteriori, susceptible d'évoluer avec notre connaissance du monde, alors l'argument de Chalmers échoue puisqu'on ne sait pas ce qui est possible ou non du physique. Mais une telle définition risque de rendre le physicalisme trivialement vrai et sans intérêt si on s'autorise à arranger la définition de physique pour y intégrer tout ce qu'on découvre du monde.

Il existe peut-être un juste milieu entre ces deux extrêmes, une définition un peu souple mais pas trop, avec quelques éléments a priori suffisamment contraignant pour avoir une position physicaliste consistante, distincte de ses concurrentes et compatible avec la physique contemporaine, tout en laissant suffisamment d'ouverture quant à la nature fondamentale du physique pour réfuter l'argument de Chalmers et supporter les changements théoriques à venir.

Personnellement je doute qu'une telle définition existe, et en son absence, tout ceci me semble relever de la querelle sémantique.